Osechi : le repas du Nouvel An traditionnel Japonais

décembre 22, 2017

Osechi : le repas du Nouvel An traditionnel Japonais

Bientôt, l'année 2017 laissera sa place à 2018 avec, nous l'espérons, pleins de bonnes expériences à nos amis followers et clients !

Qui dit Nouvel An, dit bombance ! Festin ! Bonne chère ! Boustifaille ! Aux temps des fêtes, on voit souvent sur les tables s'aligner plats et mets divers et variés, tous aussi raffinés ou savoureux les uns que les autres.
Mais qu'en est-il chez nos amis du côté du Soleil Levant ? Que mangent donc les Japonais pendant un évènement aussi important ?
Je vous propose pour ce dernier article de l'année, de découvrir le O-Sechi (おせち) : plat traditionnel incontournable du Nouvel An !

Osechi, ou manger le bonheur

Boite osechi Jûbako

Le Osechi consiste en une immense boîte à Bentô sur plusieurs étages, appelée Jûbako (重箱), destiné à toute la famille. Contrairement à la boîte à Bentô classique, individuelle et servant à manger son repas dehors, le Osechi se déguste en famille chez soi, à table, en alignant chaque étage l'un à côté de l'autre. Originellement à cinq étages, le Jûbako fait actuellement trois à quatre étages, et chaque étage est dédié à une catégorie de plat en particulier, comme les apéritifs, les grillades, les plats en vapeurs, et les plats mijotés. La nourriture peut être compartimentée et disposée de différentes façons : en rangées droites ou diagonales, en vague, en vrac, dans des compartiments carrés, ronds, triangulaires ou rectangulaires. De manière générale, on favorise les assortiments en chiffres impaires (étage avec trois, cinq, sept ou neuf plats différents), même s'il existe quelques assortiments en quatre ou huit compartiments. 

Les plats, mets ou ingrédients dans le Osechi ne sont pas choisis au hasard. Chacun possède une signification symbolique de bonheur, félicité, fécondité, et pleins d'autres joyeusetés que les Japonais se souhaitent pour la nouvelle année. Je vais donc vous présenter, sans pouvoir être exhaustifs, les différents mets dégustés à cette occasion et leur signification.

Datemaki Kuromame Tazukuri

Datemaki (伊達巻) en bas à droite de la boîte : La forme de cette omelette roulée fait penser à un cerveau. En mangeant cette omelette, on fait le souhait d'obtenir plus de connaissances et devenir ainsi plus intelligent.

Tataki Gobô Kohada Awatzuke Tazukuri

Tataki Gobô (たたきごぼう) en haut à droite de la boite : Racines de grandes bardanes. On ne mange que la partie située à mi-profondeur, en souhaitant ainsi que les fondements de notre maison restent solides.

Tazukuri (田作り) au centre de la boîte : Petits poissons appartenant à la famille des sardines, séchés puis cuits à la sauce soja. Ces petits poissons sont littéralement appelés "constructeurs de rizières", car ils fertilisaient les rizières autrefois. On les mange donc dans l'espoir d'une bonne récolte l'année prochaine.

Kohada Awatzuke (小肌粟漬け) en bas à gauche de la boîte : L'alose noyer, appartenant à la famille des harengs, fait partie de ces poissons de rivières dont le nom change au cours de sa croissance. Ce qui représente pour le Japonais l'ascension sociale. Servis avec du millet teinté au gardenia, on souhaite en même temps une récolte faste.

Kuri Kinton Daidai Kuromame

Daidai (橙) en haut au centre de l'étage intermédiaire : Ces petites oranges amères, souvent servies en sirop ou confites, ont un nom qui est l'homophone de "de générations en générations" (代々). On en mange donc pour souhaiter l'arrivée d'un enfant l'année prochaine.

Kuri Kinton (栗きんとん) en haut à gauche de l'étage inférieur : Ces marrons dorés dont la couleur fait penser à un trésor brillant représentent la richesse et la victoire. On souhaite donc que ce voeu se réalise en mangeant ces marrons.

Kuromame (黒豆) en bas à gauche de l'étage du bas : Ces haricots noirs sont associés à la bonne santé et l'ardeur au travail. On en mange donc pour pouvoir bien travailler l'année prochaine.

La liste pourrait s'étirer bien plus encore, avec les algues Konbus en fagots, le homard ou la carpe entière cuite, les quenelles de poissons, les oeufs de caille, la racine de lotus, les crevettes, et bien d'autres choses encore. Une rimbambelle de nourritures symbolisant longévité, fécondité, bonne fortune, sont dévorés chaque année par les familles japonaises.

Autrefois, ces Osechi étaient bien sûr préparés par la famille elle-même. Ce qui donnait lieu à un véritable branle bas de combat dans la cuisine. De nos jours, les familles préparant leur propre Osechi se font de plus en plus rares, puisque de nombreuses compagnies japonaises en proposent à l'achat. Il vaut mieux réserver plusieurs mois à l'avance et compter dans les cent euros minimum pour le set entier. Comme quoi, que ce soit en France comme au Japon, le Nouvel An est une bonne occasion de réveiller le gourmet qui sommeille en nous. En souhaitant que vous aussi, vous vous ferez plaisir pendant les fêtes !

SOURCE :
http://tg-uchi.jp/topics/3424

https://www.kibun.co.jp/knowledge/shogatsu/osechi/iware.html





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