Taiken Sui Kobo

août 23, 2016

Taiken Sui Kobo

L'équipe d'Akane Zen au Munakata Taisha : l'un des principaux sanctuaires Shintô de la région.

Les visiteurs affluent les premiers jours de Janvier pour prier, car ce sanctuaire est considéré comme un "power spot". A cet endroit se déroule un rituel dont l'ancienneté remonte aux prémices du Shinto, alors que les sanctuaires n'existaient pas encore. A cette époque là, au lieu de séjourner dans un bâtiment construit, les kamis s'incarnaient dans certains arbres, rochers, voir montagnes, qui faisaient ainsi l'objet de la vénération des Japonais.

Munakata

Avec Takeshi au Munakata Taisha

Munakata

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Non loin du Munakata-Taisha (à environ 15 minutes en voiture) se trouve l’atelier de verrerie du Sui Kôbô, où je pu expérimenter une activité de création de verre.
C’est après avoir discuté un moment avec le patron de la verrerie que l’on me demanda de choisir l’aspect que je voulais donner à mon verre : avec ou sans taches de couleurs (la couleur en elle-même bien évidemment), avec ou sans bulles incrustées, avec ou sans lignes imprimées en tourbillon. J’ai choisi pour le coup avec des taches vertes, bulles incrustées et lignes imprimées.
On m’invita ensuite à passer à l’atelier. Ce qui m’a surpris à ce moment-là, c’était cette chaleur intense. En étant juste devant l’entrée de l’atelier, depuis lequel on voyait le fourneau, je sentais déjà la chaleur qui s’en dégageait.

Sui Kobo
Devant l’entrée, assis à l’ombre des plantes grimpantes formant un rideau naturel, se trouvait Abe-san, le verrier le plus expérimenté de l’atelier. Il me salua d’un grand sourire malgré la sueur qui gouttait sur son visage et maculait son vieux t-shirt gris. Il retourna dans l’atelier pour revenir avec une paire de gants, un manchon et une protection en tissus épais qu’il me fit mettre au bras droit. Ce fut ensuite à Morita-san, une jeune femme faisant parti du trio de créateurs de l’atelier, de m’expliquer la démarche à suivre : « Je vais d’abord faire chauffer le verre et appliquer la couleur avant de vous faire souffler à travers la canne à vent (long tube en acier que les verriers utilisent pour le soufflage) pour former l’intérieur du verre. Vous allez ensuite souffler de nouveau dans un moule pour créer la forme du verre (moule cylindrique que me présenta Abe-san afin que je comprenne mieux). Enfin, vous allez souffler une dernière fois en vous tenant juste devant cet autre moule pour imprimer les lignes sur la surface du verre. » Ce moule-là était fixé au sol, avec des lames de métal alignées à intervalle régulier formant un cercle.

Sui Kobo Sui Kobo
Morita-san partit donc appliquer la couleur. Pendant ce temps, Abe-san était accroupi près des moules. « Fais chaud, hein ? Surtout en été ! On n’a pas beaucoup d’étudiants qui viennent s’essayer au soufflage du verre en ce moment. Ils tomberaient comme des mouches sinon ! », me dit-il avec un sourire amusé alors qu’il me voyait suer à grosses gouttes. Je lui demandais alors combien de litres de sueurs il transpire par jours, pour plaisanter. Ce à quoi il me répondit : « Ah ça ! C’est sûr que pour nous autres verriers, faut boire plus que d’habitude. Je bois en général jusqu’à cinq litres d’eau par jour. Je suis même arrivé à huit litres une fois ! ».

 

 

C’est à ce moment-là que Morita-san m’invita à entrer dans l’atelier pour souffler le verre. Je m’exécutais pendant qu’elle tournait la canne pour moi. J’aurais aimé tourner moi-même la canne, mais je n’étais pas sûr de pouvoir le faire correctement. Aussi, le but étant de pouvoir récupérer un verre utilisable, les verriers faisaient certaines tâches à ma place (comme entre autre le chauffage et la mise en couleur du verre). C’était toutefois intéressant de voir à quel point le verre devenait malléable sous la chaleur, comme une boule doré dont on voyait déjà les taches de couleurs incrustées précédemment. Morita-san me montrait le résultat après chaque soufflage : le verre prenait peu à peu forme au bout de la canne. « Soufflez beaucoup plus doucement ! » me disait-elle lorsqu’on essayait d’imprimer les lignes sur la surface du verre. Abe-san m’expliquait alors : « Certains étudiants soufflent beaucoup trop fort, ce qui fait déborder le verre du moule. Et là pour rattraper ça, c’est coton. » Je devais souffler parfois si doucement que j’avais l’impression de faire une bulle de savon.

Sui Kobo

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Nous devions maintenant passer à la dernière étape : l’incurvation du bord du verre. Morita-san s’asseya au milieu de ce qui ressemblait à deux haut accoudoirs, et tout en mimant les gestes m’expliqua la technique : « Vous devez faire tourner la canne avec votre main gauche, et avec votre main droite, vous tenez fermement cette pince que vous passez à l’intérieur du verre pour élargir légèrement les bords. L’important étant de ne jamais s’arrêter de faire tourner le verre. »
Cette partie-là a été pour moi la plus intéressante, quoique la plus difficile aussi. Je n’ai jamais été très bon pour les tâches qui demandent de la coordination ! C’est donc avec peu d’assurance que j’essayais de faire tourner le verre avec la canne posée sur les accoudoirs, tout en appliquant la pince sur le bord intérieur du verre. « Attention, vous y allez trop fort ! » m’avertit Abe-san avant d’arrêter mes mains. « Le verre est déjà très malléable, donc vous n’avez pas besoin d’appuyer avec la pince. Il suffit de la placer contre le bord pour qu’elle s’incurve doucement. » Morita-san chauffa donc de nouveau le verre et on se remit à la tâche, pour finir l’incurvation avec un autre ustensile que les pinces : une sorte de bâtonnet de bois trempé dans de l’eau.
La jeune verrière me montra le résultat et me demanda si je voulais fignoler encore un peu. Le bord du verre était encore un peu déformé, mais cela lui donnait un côté sympathique. Aussi je voulais que l’on voit que c’était moi qui l’ai fait, quitte à ce qu’il ne soit pas parfait. Je lui dis donc que c’était bon pour moi. Ils me remercièrent et je sortis de la fournaise de l’atelier pour apprécier le vent qui faisait bruisser le feuillage des arbres et bambous alentours. C’était sympa, j’ai hâte de voir le résultat final lorsque je le recevrais. Je pense que je siroterai du thé vert frais avec !

Lucas

Sui Kobo

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Munakata

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